Les marais doux

Les marais doux abritent un écosystème qui y trouve une réserve alimentaire de premier choix ! Les prairies pâturées du marais doux sont peuplées de grenouilles vertes, d’anguilles et de campagnols amphibies.

Une faune riche et particulière singularise ce milieu de marais où hérons, aigrettes blanches, busards des roseaux et canards colonisent l’espace. L’aigrette, une espèce d’oiseaux entièrement blanche de taille moyenne, est parfois appelée héron blanc. Son bec noir légèrement gris bleuté à la base et ses pattes noires aux doigts jaunes la rendent facilement identifiable.

A l’instar du marais salé, le marais doux est également constitué d’un réseau complexe d’étiers et d’ouvrages hydrauliques. Territoire gagné sur la mer, il résulte de l’action de la nature associée à celle de l’homme cherchant sans cesse à gagner des terres pour multiplier ses zones cultivables. Et qui dit culture dit halte aux assauts de l’océan (on ne cultive rien sur une terre salée) ! Au fil des siècles, des canaux sont donc creusés, des digues érigées, des barrages construits pour gagner et protéger toujours davantage les terres. Ces polders ont longtemps imposé leur rythme à la vie des habitants. Si certains maraîchins utilisaient la yole pour se déplacer à travers le marais, d’autres privilégiaient la ningle, une grande perche en châtaigner permettant de sauter par-dessus les canaux.

Les marais salants

Autrefois véritable usine à sel, cette zone, située en dessous du niveau de la mer, permettait de stocker l’eau de mer pour en extraire le sel grâce à un circuit hydraulique somme toute assez simple. Aujourd’hui encore, un labyrinthe d’étiers et de canaux conduit aux marais salants de la Vie. Un saunier fait revivre l’activité salicole de Saint-Hilaire-de-Riez et explique comment il organise ses œillets pour porter l’eau à une température et une salinité parfaite ! Une fine pellicule glace la surface de ses bassins : c’est la fleur de sel, la crème de la crème des marais, celle qui agrémente délicatement les salades estivales des fins gourmets !

Dans ce paysage salé, on a donc les marais salants, géométriquement parfaits, mais aussi d’autres zones de bassins, plus sauvages, plus imparfaits : « ce sont des marais d’élevage de poissons ou d’huîtres, des propriétés souvent privées qui nécessitent beaucoup d’entretien pour ne pas s’enliser »,

Ici la faune a l’élégance naturelle de l’avocette, de l’échasse blanche et du héron cendré. La flore à la délicatesse croquante et salée de la salicorne, un condiment consommé cru, surnommé la « corne de sel ». Les gens du pays utilisent aussi la chardonnette, une espèce d’artichaut sauvage à fleurs violettes, récoltée pour cailler le lait !

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